
Un vin jaune qui n'est pas devenu vin jaune.
Pour faire un vin jaune, il faut que le jus reste en barrique pendant au moins 6 ans et 3 mois et ce sans ouillage. C'est-à-dire qu'on ne remplit pas la barrique.
Ici le vin est resté 24 mois en barrique sans ouillage. Il se forme alors à la surface un voile de levures qui protège et alimente le vin et lui donne ces saveurs de noix de Grenoble. Le vin est sec, de type oxydatif. Très
long. On aime ou on n'aime pas.
Les producteurs Benoit Mulin et Stéphane Tissot suggèrent de le servir à 16 °C, donc à la même température qu'un vin rouge ou jaune.
Cépage savarin. Alc. 13,5 %.
Disponible dans 55 succursales.
Voici un vin différent. Je vous le dit tout de suite, ce n'est pas tout le monde qui va aimer ça.
Il est plus qu'original. Il a de beaux arômes de fumée et d'épices, et quelque chose qui ressemble à de la cendre.
Les mêmes saveurs reviennent en bouche sur un fruité acidulé. La finale nous laisse une sensation de fruité poivré. Un vin qui nous sort de notre zone de confort, différent, complexe qu'il faut apprécier à petites gorgées. Ces saveurs rappellent celle d'un poulsard.
Présenté à une dégustation dernièrement, la plupart des participants n'ont pas aimé.
Moi j'aime beaucoup.
Alc. 12 %. Aussi bon que le 2005.
Un vin de Stéphane Tissot. Culture en biodynamie.
Disponible en ligne et dans 45 succursales.
Mes deux collègues de la dégustation à l'aveugle l'on prit pour un savennières.
Il a en effet des arômes et des saveurs qui rappellent le chenin. Mais c'est un très beau chardonnay du Jura qui fait aussi penser à un savagnin.
Il a de très beaux arômes de miel et de trèfle.
C'est gras en bouche sur une belle acidité. Une très longue finale sur le fruit et les noix.
Original et savoureux.
Une belle tenue en bouche qui plaira aux amateurs de vin de type oxydatif.
Il est malheureusement obturé avec un bouchon de silicone ce qui nous oblige à conserver la bouteille debout.
Alc. 13 %.
Disponible dans 27 succursales.
Marcel Cabelier, une maison qui produit du bon vin dans le Jura à très bon prix.
J'ai eu l'occasion d'assister au salon des vins des producteurs du Jura le mois dernier à Québec.
En marge du salon, il y avait un petit séminaire donné par Frédéric Gauthier, sommelier à Québec. Il nous a présenté cinq vins de cinq cépages typiques du Jura: poulsard, trousseau, pinot noir, chardonnay et savagnin.
Les vins du Jura sont originaux et se démarquent totalement de la mode merlottée du jour.
Ce sont des vins pour la table et non pour impressionner dès la première gorgée.
En fait, la première gorgée d'un vin du Jura est souvent surprenante et même peut désarçonner. Même l'apparence distingue ces vins. Les rouges sont très pâles, on dirait quelques fois des rosés. On est très loin des vins foncés et opaques qui semblent devenir la norme commune.
Ces rouges sont souvent épicés et les blancs ont des saveurs qui rappellent les noix de Grenoble ou le fromage Comté.
Le poulsard, qu'on appelle aussi ploussard, donne un vin léger et épicé à servir frais à 12 °C avec les grillades et le charcuteries. Les Jurassiens le servent même avant les blancs plus costauds. Le trousseau donne des vins biens tanniques pour la garde et souvent aussi épicés, à servir avec les viandes en sauce. Le pinot noir peut surprendre et se rapprocher même des bons bourgognes. Il est aussi assemblé quelques fois avec les poulsard et trousseau.
En blanc, le chardonnay produit des vins de caractère aux notes prononcées de noix. Le savagnin, utilisé aussi pour le vin jaune, donne des vins blancs bien expressifs de type oxydatif.
Le Jura c'est seulement 300 exploitations sur 2000 hectares, donc de très petits domaines. On y cultive surtout des raisins blancs : chardonnay 43 %, savagnin 22 %; et un peu de rouge: poulsard 14 %; pinot noir 13 %, trousseau 8 %. Le choix du cépage se fait en fonction du sol.
Vingt-trois vignerons du Jura sont venus à Québec et à Montréal présentés leurs vins. C'est le troisième voyage en trois ans qu'ils font chez nous. Le Jura veut accroitre ses exportations sur trois marchés cibles: le Québec, New York et l'Ontario. Ils exportent seulement 5 % de la production, ils visent le double.
Jusqu'ici leurs démarchent semblent avoir portés fruit au Québec. On a plus de vins du Jura ici, par contre ils arrivent en petite quantité et disparaissent bien vite des tablettes.
Voici cinq vins des cinq cépages du Jura, servi à la bourguignonne, nous dit le sommelier, les rouges en premier.
Arbois Pupillin, Plousard 2005, Domaine de la Borde
Pupillin c'est la capitale mondiale du poulsard, qu'on appelle ploussard. Ailleurs, on dit que ça fait plouc et on préfère dire poulsard.
Quoi qu'il en soit ce plousard est bien original avec son rouge très pâle et sa teinte orangée. Il a des saveurs de fruit à noyau, de cerise. Des saveurs d'épices et de champignon. Ça renarde.
Une finale fine. 20 $ en Importation privée. 
Trousseau Domaine Rolet Nos Vendanges Arbois 2006, 11194592, 23,35 $
Il a presque la couleur du cognac. Bien épicé en bouche, avec une note de sucre d'orge. On dirait légèrement sucré doublé d'une bonne acidité. Une longue finale. Un vin pour la garde. 
Pinot noir Benoit Badoz Arbois-Pupillin 2008, 11195721, 21,70 $
Rouge un peu plus foncé et brillant. Nez profond, fin, sur une note fumée. Une attaque costaude. Une masse de bons tanins. Beaucoup de tanins pour un pinot. Acidité rafraîchissante. Saveurs de framboise. Une belle tension en bouche. Jeune à mettre en cave. 
Côtes du Jura 2005, chardonnay, Marcel Cabelier
Très ouvert. Des saveurs de noix, de caramel, de noisette, de beurre et de pâtisserie même. Très long. À servir avec les mets épicés. 
Savagnin Stéphane Tissot Arbois 2007 10783871, 26,55 $
Un vin aromatique et chaleureux aux saveurs très persistantes de fruits exotiques sur des notes de noix, de pêches et d'épices fines. Pour la garde. 
À ce salon, j'ai aussi goûté des crémants délicieux. Ils sont plus fins que ceux de Bourgogne. Pourtant la SAQ n'en n'importe pas!
Finalement, mentionnons aussi un cépage rare cultivé en Jura, le melon à queue rouge. C'est une ancienne variété du chardonnay à baies plus petites. Le Domaine de la Pinte en fait un beau vin.
Le Jura fait aussi des vins jaunes, des macvins et des vins de paille.
Nous devrions avoir d'autres arrivages de vins du Jura dans les prochains mois.
Pour plus d'information sur les vins de cette région, consulter le site www.jura-vins.com
Un vin original, un vin qui surprend par ses arômes et ses saveurs très expressives de fruits jaunes, d'ananas séchés, de beurre et de noix.
C'est un chardonnay gras, minéral, très gouteux, costaud et chaleureux.
L'acidité est assez vive.
C'est un vin de caractère à mettre en cave quelques années.
Alc. 13 %
Disponible en ligne et dans 46 succursales.
«Le vin, c'est comme la musique : on ne veut pas toujours écouter la même.»
C'est ce que dit Gérard Basset, le meilleur sommelier du monde 2010, au journaliste de Terre de vins (juillet-août 2010).
Alors, si on ne veut pas toujours goûter la même chose en blanc, vers quoi se tourner?
Voici quelques pistes : savennières en Loire, pacherenc dans le Sud-Ouest, vins blancs du Péloponèsse et de l'île de Santorin, beaujolais blanc et bien sur les blancs du Jura.
Avec ce chardonnay du Jura, vous aurez une musique fort différente. Ce vin ne peut pas vous laisser indifférent. Il est très aromatique et bien savoureux avec ses flaveurs de noix, de pommes et d'épices. C'est costaud même. D'une grande ampleur. Sec, de type légèrement oxydatif, gras et extrêmement long en bouche.
Produit par Juravinum, l'union des coopératives vinicoles du Jura.
Disponible en ligne et dans 29 succursales. (26 succursales au 7 octobre)
Un assemblage de pinot noir, de poulsard et de trousseau.
Le vin est léger, frais et bien agréable. Il a de belles saveurs de petits fruits sur une note de caramel.
Servir frais avec des mets légers.
Alc. 12 %.
Disponible en ligne et dans 14 succursales.
Le poulsard est un cépage qui donne des vins pâles très légers. Le trousseau par contre et bien tannique et plus coloré. Tous deux sont souvent bien épicés.
Un vin du Jura soyeux, fin, suave et très agréable.
Des flaveurs épicées et fumées. Un fruité d'une grande finesse. Surprenant. Digeste.
Assemblage de poulsard, trousseau et pinot noir.
Alc. 12,5 %.
10 hectares en biodynamie depuis 2005. Jean-François et Jean-Philippe Bourdy produisent aussi du blanc et du jaune de très grande qualité.
Voici ce que dit le producteur «il doit être ouvert deux ou trois heures avant dégustation à une température de 16 à 18°. Parfait sur charcuteries, raclette, viandes rouges, viandes blanches et volailles grillées. Temps de garde de 50 à 60 ans.»
Disponible en ligne et dans 27 succursales (16 au 21 août, 12 au 20 septembre) .
Une belle alternative aux chers et pas toujours bons pinots de Bourgogne, aux sucrés pinots du Nouveau Monde : les pinots du Jura.
Ce vin de Benoit Badoz a une consistance, une tenue de bouche ferme. C'est serré. Les tanins sont bien présents. On dirait une multitude de petits tanins. Des saveurs de petits fruits, une note fumée.
Aérez bien vin, laissez-le respirer un peu.
En mettre aussi un peu en cave. Bouchon de plastique!
Disponible en ligne et dans 35 succursales.
Les Badoz font du vin depuis 1659 (quatre après l'arrivée de mon ancêtre au Canada). C'est Benoit, de la dixième génération qui a pris la relève en 2003. Le père Benoit a su passer le flambeau, et il est toujours à aider son fils dit-il.
Des arômes invitants de fruits jaunes, de noix et de fromage Comté.
Une très belle texture enveloppante. Des saveurs d'amandes et d'épices.
Une belle acidité rafraîchissante. Une certaine complexité.
Une longue finale savoureuse sur les noix et la pomme.
Alc. 13 %.
Un chardonnay du Jura bien original à servir en apéritif, avec les volailles, le poisson, les plats exotiques et surtout les fromages.
Arbois est une appellation du Jura, et Pupillin un secteur d'Arbois.
Disponible dans seulement 34 succursales.