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SAQ – Dépanneur

La demande pour l’alcool est en baisse et devrait continuer de diminuer, estime les dirigeants de la Société des alcools du Québec (SAQ).

En 2024, les ventes en volume de boissons alcooliques ont baissé de 1 % dans le monde; de 3,8 % au Canada, mais de 4,8 % au Québec.

C’est la plus forte diminution enregistrée depuis que Statistique Canada a commencé à suivre les ventes d’alcool au pays, en 1949.

La SAQ écrit dans son plan stratégique 2030, publié hier :
« On ne cherche pas à stimuler la consommation d’alcool – au contraire, on accueille favorablement sa diminution. Ce qu’on souhaite, c’est que ceux et celles qui choisissent d’en consommer l’achètent dans l’un de nos canaux de vente. »

La SAQ veut garder le contrôle. Elle avoue que près de 40 % des achats d’alcool au Québec se font désormais en dehors de son réseau. Donc, dans les dépanneurs et épiceries.

La direction de la SAQ dit vouloir être plus agile, plus résiliente et encore plus présente dans la vie des Québécois. Elle dit vouloir simplifier ce qui est compliqué!

Elle craint la privatisation
« On évolue dans un contexte réglementaire qui est voué à se transformer. Les appels à une ouverture du marché dans le commerce de l’alcool pourraient entrainer des changements importants pour notre modèle. Il faut rester agiles pour se préparer à toutes les éventualités et saisir toutes les occasions d’affaires. »

Elle dit alors vouloir saisir toutes les opportunités d’affaires sans inciter les gens à la consommation!

Moins en succursale, mais plus en ligne

« Du choix ? Certainement ! Mais trop de choix en succursale, ça complexifie la décision, » écrit la SAQ, qui ajoute que son futur centre de distribution automatisé permettra d’offrir jusqu’à 20 000 produits en quelques clics.

Moins de vente, mais plus de points de vente
« Il faut augmenter nos points de contact et développer des partenariats avec des commerces déjà bien ancrés dans sa collectivité. Dans les prochaines années, on ouvrira de nouvelles Agences SAQ et on étendra notre réseau de mini agences urbaines, On proposera ainsi une offre d’une trentaine de produits généralement exclusifs à la SAQ dans des commerces partenaires qui vendent déjà de l’alcool. »

La SAQ dans les dépanneurs

Donc, la SAQ sera dans les épiceries et les dépanneurs, sans privatiser. La SAQ veut conserver à la fois son rôle de grossiste tout en maintenant celui de détaillant. Choisir, acheter, entreproser, distribuer, vendre et continuer à tout contrôler.

Au final, après la lecture de ce plan dit stratégique de 30 pages peut-on en conclure que c’est un plan plutôt maigre ou un plan audacieux?

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Voir aussi :
–  La SAQ a atteint son plafond, Journal de Montréal;
–  La SAQ veut protéger son bénéfice, malgré la baisse de la consommation, Radio-Canada;
–  Davantage de mini-agences… et de textos, La Presse;
–  La prolifération des Zones SAQ inquiète la santé publique, 98,5;
–  Les Québécois boivent moins: la fin de l’ère des profits records à la SAQ; Le Nouvelliste.
 – Plan statégique SAQ 2030.

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